Conférence 2015





Dakar, 7 et 8 décembre 2015
Centre des conférences de l’UCAD 2
Thème : « Ensemble pour la protection des jeunes joueurs de football en Afrique »




Quinze ans après la conférence de Bamako sur « Le recrutement desjeunes joueurs de football africains au profit des centres de formation des clubs professionnels étrangers » (21-22 déc. 2000), qui a abouti à l’instauration des premières mesures de protection des mineurs dans le football , les menaces se font de plus en plus grandes pour les jeunes footballeurs africains. La conférence « Ensemble…»se propose donc de réunir les pouvoirs publics, les instances du football, les organisations gouvernementales et non gouvernementales, les universitaires et chercheurs ainsi que le monde économique et médiatique, avec pour objectifs de :

  • Réfléchir à de nouvelles mesures et de nouveaux dispositifs pour la protection des mineurs dans le football;
  • Partager l’information et les bonnes pratiques en matière de recrutement, d’éducationet de promotion des jeunes joueurs et de lutte contre le trafic des mineurs ;
  • Fédérer autour duprogramme YOPPA qui a pour objectif de créer un centre d’information du jeune footballeur à Dakar et des bureaux d’information dans les pays d’Afrique de l’ouest.

Eléments du programme

La conférence prévoit:

  • Des panels de présentation s’appuyant sur l’expérience de praticiens issus du monde du football et de la société civile.
  • Des tables rondes s’appuyant sur l’expertise de personnalités desmondes sportif, politique, scientifique, économique, médiatique qui partageront leur vision de la protection des jeunes sportifs à l’aune d’un football mondialisé. Ils apporteront un éclairage sur les questions stratégiques de politiques sportives, de développement et protection des jeunes joueurs, et sur les questions liées aux règlements sportifs.
  • L’intervention de grandes personnalités du sport et du football invitées
  • Des témoignages
  • Des pauses Networking permettant aux participants venus d’horizons divers de se retrouver autour d’un café ou d’un buffet pour mieux faire connaissance et approfondir les questions restées en suspens lors des discussions.
  • La participation active des jeunes footballeurs des académies et écoles de football sénégalaises

Comité scientifique

Le Comité scientifique de la conférence est placé sous la direction des professeurs Wladimir ANDREFF, Economiste, Professeur Emérite à la Sorbonne (Paris), Sambou NDIAYE, Professeur en sociologie à l’Université Gaston Berger de Saint Louis (Sénégal) et Gaston KELMAN, écrivain.

Langues de travail

Français, anglais, wolof (traduction simultanée)

Publics cibles:

  • Les instances du sport et du football
  • Les organisations gouvernementales et non gouvernementales
  • Les représentants des pouvoirs publics
  • Les représentants de clubs professionnels
  • Les représentants d’académies sportives indépendantes
  • Les universités et centres de recherche
  • Les Associations et syndicats du sport
  • Les intermédiaires sportifs
  • Les médias

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Accréditation médias

Synthèse de la conférence : « Ensemble pour la protection des jeunes joueurs de football en Afrique. » - 7- 8 décembre 2015, à Dakar (Sénégal)

Une plateforme dynamique

Les participants ont salué la tenue à Dakar de la conférence « Ensemble pour la protection des jeunes joueurs de football en Afrique.». Pour beaucoup, l’initiative honorait l’Afrique et permettait à des personnes et organisations de secteurs d’activité différents d’échanger leurs points de vue au sein d’une plate-forme dynamique, sur la thématique de la protection des jeunes sportifs. Certains ont vu dans cette réunion le point de départ d’un véritable dialogue et d’une coopération durable entre le monde du sport, les pouvoirs publics, les organisations gouvernementales et internationales et la société civile en matière de protection des jeunes footballeurs africains et de lutte contre le trafic des mineurs.

Trafic reconnu et appel à l’action

Les conférenciers ont reconnu à l’unanimité l’existence du trafic des jeunes joueurs de football en Afrique, qualifié de fléau et d’esclavage moderne. Ce trafic était généralement opéré par des réseaux organisés, qui mettaient en difficulté les jeunes joueurs, déstabilisaient les familles et appauvrissaient le football africain. Les participants ont été unanimes pour dire qu’il était temps d’agir après des discours sans suites ces dernières années.

Traite des personnes ou trafic illicite de migrants ?

Les experts ont souligné la différence qui existait entre la « traite des personnes » et le « trafic illicite de migrants.» Le trafic de migrants impliquait l'assistance à l'entrée illégale d'une personne sur le territoire d'un Etat duquel cette personne n'était ni un ressortissant ni un résident, en vue d'obtenir une contrepartie financière ou tout autre bénéfice matériel. Il y avait un accord entre les personnes. A destination, le migrant était libre et n’était plus sous le contrôle du « passeur ». La traite des personnes quant à elle était caractérisée par le «caractère forcé» de l’activité, l’implication des personnes se faisait de manière «forcée» ou «coercitive» ou en «absence de libre consentement». En outre, «l’exploitation» de la personne en était un élément constitutif. Ces éléments étaient fondamentaux afin de distinguer la «traite des personnes» de la notion de «trafic illicite de migrants». On a toutefois précisé que la différence entre la « traite » et le « trafic illicite de migrants » n’était pas évidente en pratique. De ce fait, les victimes de traite risquaient d’être confondues avec de «simples» migrants irréguliers, objets du trafic et non comme des victimes de la traite. Elles risquaient d’être dépossédées des mesures de protection et d’assistance qu’elles méritaient.

Jeunes footballeurs : victimes de trafic ou migrants illégaux ?

Les intervenants ont démontré qu’il n'était pas toujours simple de déterminer qui était victime de la traite et qui ne l'était pas, le processus impliquant de nombreux acteurs, victimes et auteurs du trafic compris. Qui était « trafiqué », et qui était migrant illégal ? Le trafic semblait être l’aboutissement d'un continuum de processus migratoires précaires. Un joueur victime de la traite pouvait aussi bien être un migrant économique, une personne qui, en réalité, avait pris un risque calculé.
Les panelistes ont affirmé que dans de nombreux cas, la migration du football en Afrique était un projet familial, où l'espoir économique d'une famille entière reposait sur le talent sportif d'un jeune homme. C’était un processus collectif. Dans un contexte où devenir prospère était inextricablement lié à la migration, il était difficile de déterminer la frontière entre l'exploitation, les pressions familiales et l’auto-entreprenariat, et entre la traite et le risque calculé. Il fallait dès lors placer l'exploitation des jeunes footballeurs africains dans un contexte social et familial.

Les auteurs et complices du trafic identifiés

La plupart des intervenants ont pointé du doigt les agents de joueurs et intermédiaires véreux, qui opéraient avec l’aide de personnes basées en Afrique. Certaines personnes créaient des écoles de football uniquement dans un but pécuniaire, et servaient de relais à ces agents et intermédiaires.
Les experts se sont penché sur les problèmes auxquels font face les jeunes footballeurs au quotidien et comment ils évoluaient dans cet environnement peu sûr. Ils ont constaté que beaucoup de jeunes sportifs concernés évoluant dans les centres de formation, clubs ou académies connaissaient d’autres joueurs qui avaient migré et entamé une carrière à l'étranger. Grâce à la technologie moderne (Facebook, WhatsApp, Skype, Viber…), ces joueurs étaient en contact permanent avec leurs pairs d’Europe, d’Asie ou d’Amérique du Nord. Ils utilisaient ces contacts pour établir des relations avec des agents ou intermédiaires qui pouvaient les aider à organiser les essais à l'étranger.

Des jeunes sportifs livrés à eux-mêmes à l’étranger

Dès le début de la conférence, le constat a été dressé sur les conséquences humaines et financières du trafic sur les familles. Certaines investissaient les économies d'une vie, s’endettaient ou vendaient leurs biens afin de payer les agents. De jeunes hommes devenaient les espoirs des familles entières et l’échec n’était donc pas envisageable. A l’arrivée, les joueurs étaient souvent abandonnés dans un pays inconnu, livrés à eux-mêmes et en situation précaire.

Les causes du trafic identifiées

Les experts ont exploré les causes essentielles du trafic des jeunes joueurs en Afrique. Le manque de moyens dans le football africain arrivait en tête de ces causes. La plupart des clubs ne comptaient que sur d’éventuels transferts pour survivre. Beaucoup disaient souhaiter conserver leurs joueurs, mais avaient du mal à les salarier. Les clubs africains n’étaient pas au bout de leurs peines puisqu’ils devaient encore subir le diktat des clubs européens qui rechignaient à payer les indemnités de transferts prévues par la FIFA. Ils avaient besoin d’assistance légale pour ces indemnités qui leur étaient dues.
On a beaucoup insisté sur le fait que le trafic des jeunes joueurs africains était aussi une problématique de développement. Il y avait un trop grand déséquilibre entre l’Afrique et l’Europe, qui avait une position hégémonique sur le football mondial et tenait à la conserver. L’UEFA1 avec 53 fédérations disposait de 8 membres au comité exécutif de la FIFA2 sur 24 lorsque la CAF3 avec 54 fédérations n’en avait que 4, une situation anormale. Il a été dit que l’exode des muscles du football africain détournait vers l’Europe les sportifs les plus talentueux et entamait fortement la capacité des pays africains à utiliser au mieux leurs footballeurs de talent dans les compétitions internationales. Une des conséquences, faisait-on remarquer, était qu’aucun pays africains n’était jamais parvenu en finale d’une Coupe du Monde.

Le pillage organisé du football africain

Les experts ont resitué le trafic de footballeurs mineurs africains dans un contexte global, certains dénonçant le pillage organisé du football africain par des structures étrangères ayant des ramifications dans les pays africains. Ces dernières ciblaient les meilleurs jeunes talents du continent, certaines pour les naturaliser. Elles enfreignaient publiquement les règlements FIFA sans subir de sanctions. Ce recrutement systématique des meilleurs jeunes Africains était vu comme un danger pour le football africain.

La suppression de la licence d’agents

On a débattu du problème que constituaient les agents sportifs et évoqué le Règlement sur la collaboration avec les intermédiaires de la FIFA, en vigueur depuis le 1er avril 2015. Le nouveau règlement mettait fin à l’obligation de licence en vigueur depuis 2008. La FIFA motivait cette décision par le fait qu’un quart seulement des transferts réalisés ces dernières années l’était par les agents licenciés, le reste par des intermédiaires non agréés. Pour certains, la suppression de l’obligation de licence était une erreur, n’importe qui pouvant s’autoproclamer agent et on ne pouvait plus distinguer un agent officiel d’un faux agent.

La perte des valeurs du sport et le poids de l’argent

Nombre d’intervenants ont tenu à souligner le contexte du sport globalisé, qui suivait en quelque sorte certaines tendances de la société. Les problèmes, affirmaient les experts, venaient de la perte des valeurs du sport, de la confusion des valeurs, de l’immixtion de la politique dans le sport et de la place de l’argent qui prenait trop d’importance. Il y avait donc besoin de mettre en place des règles pour protéger le sport.

Quelles solutions pour éradique le trafic des jeunes joueurs de football en Afrique ?

De l’avis des experts, la solution pour éradiquer le trafic des footballeurs mineurs africains devait commencer par la mise en place d’un cadre juridique plus contraignant. La solution ne devait pas se limiter au seul cadre sportif mais aussi comporter une dimension sociale. De fait, on était confronté à un problème sociétal. Pour beaucoup, le football devait pouvoir contribuer au développement de l’Afrique, il fallait donc s’attaquer aux causes et aux racines du problème.

Avant toute chose, le respect des règlements sportifs

Plusieurs solutions ont été évoquées par les intervenants pour éradiquer et stopper le trafic des jeunes joueurs de football mineurs en Afrique. Mais la FIFA a tenu à resituer le contexte réglementaire et rappeler les principes de base de la protection des mineurs. Elle a rappelé que chaque transfert international de mineurs devait être approuvé par la FIFA. Tous ceux qui s’affranchissaient de cette règle s’exposaient à des sanctions. Il a rappelé que l’enregistrement et la déclaration des mineurs au sein des académies étaient également obligatoires. Pour la FIFA, le transfert international des mineurs n’était pas négociable. Faisant référence à un club espagnol sanctionné en 2014, elle a rappelé que tous les clubs, sans exception, devaient respecter le règlement. Si les conférenciers se sont accordés sur le principe des sanctions, ils ont également insisté sur la sensibilisation, l’éducation, afin que les bonnes pratiques reprennent le dessus. Il fallait parallèlement faire comprendre aux jeunes Africains les exigences du sport de haut niveau, leur expliquer ce qu’il fallait déployer comme efforts et comme investissement pour réussir.

Développer les championnats africains

Les intervenants ont mis comme préalable au développement du football africain, que les pays concernés redoublent d’efforts pour améliorer les infrastructures, les conditions d’entrainement afin de retenir les jeunes joueurs. Les dirigeants sportifs et les politiques ont été interpellés à ce sujet. Les fédérations devaient également s’appuyer sur leurs diasporas d’Europe et soutenir ceux des expatriés qui voulaient investir et s’investir dans le football africain. Les participants se sont accordés à reconnaître que la plupart des pays africains dépendaient totalement des centres de formation européens pour leurs sélections nationales, c’était un couteau à double tranchant.
Pour trouver les financements nécessaires au développement du football, il fallait impliquer le secteur privé et l’Etat, dont la participation était en deçà des attentes des différents acteurs. Par exemple, les clubs professionnels et les structures de formation devaient pouvoir bénéficier d’aides publiques. Une seule voix s’est élevée pour demander si l’Etat était dans son rôle en donnant de l’argent public à des entités privées. Les participants ont déploré l’absence de coopération entre clubs et formateurs africains. Il était pourtant nécessaire de partager les connaissances, les expériences et les bonnes pratiques. Les participants ont enfin tenu à souligner que tout n’était pas négatif dans le football africain, prenant exemple sur le succès grandissant de la CAN4, l’organisation régulière du CHAN5 et des CAN U176, U20 et aujourd’hui U23. Des clubs africains nouaient également des partenariats fructueux avec des clubs européens et d’autres initiatives louables se mettaient en place.
Les panelistes ont enfin posé la question de la contribution de la presse au développement du football africain. Les médias africains donnaient régulièrement la priorité aux championnats étrangers, reléguant au second plan les championnats locaux. Les journalistes entretenaient le rêve, et cela pouvait participer au phénomène de trafic. Ils pouvaient aider à sensibiliser le public, à parler du football citoyen.

Une taxe sur les transferts pour développer le sport dans les pays en voie de développement

La solution financière pour développer le sport en Afrique pouvait-elle venir de la « taxe Coubertobin » sur les transferts internationaux ? C’est en substance l’idée développée par l’économiste Wladimir Andreff, qui proposait de prélever 1% sur toutes les primes de transfert et les premiers salaires des joueurs des PVD7 avec des clubs étrangers et/ou des agents de joueurs. Mais la taxe Coubertobin ne serait pas facile à mettre en oeuvre et à faire respecter dans la mesure où un préalable était qu’elle soit acceptée au niveau mondial. De plus, elle faisait concurrence à la FIFA, qui avait déjà son propre mécanisme de solidarité. Même si elle était adoptée, la taxe Coubertobin avait peu de chance d’être efficace si la profession d’agents n’était pas plus strictement réglementée. Le problème de la redistribution se posait –par qui serait-elle collectée et redistribuée- sans compter les nombreux problèmes qu’elle ne manquerait pas de susciter notamment la corruption et le détournement des fonds allouées. Pour la FIFA, on ne devait pas taxer les personnes comme des marchandises. Le débat est resté entier.

Améliorer l’encadrement des jeunes joueurs au sein des académies

Des praticiens se sont insurgés contre ceux qui créaient des académies sans en avoir les compétences. Ces personnes mettaient en péril l’éducation, la santé et l’intégrité physique des enfants. On ne pouvait plus se lancer dans la formation si on n’était pas soi-même formé. Les formateurs devaient également former des hommes et des femmes utiles à la société.
On a appelé les éducateurs sportifs à se former et à changer de discours, car on ne pouvait plus laisser croire à tous les enfants pratiquant le football qu’ils seraient des stars millionnaires. On a appelé les clubs à développer des alternatives professionnelles pour les jeunes joueurs, car le succès sportif n’était pas garanti. Le statut juridique des jeunes en formation et la question des assurances ont été abordés, mais pas assez. Les participants ont fait remarquer que la grande majorité des académies africaines n’était pas affiliée, ce qui alimentait le trafic et des problèmes en tous genres. On expliqué que l’Europe offrait moins d’opportunités que par le passé pour les joueurs africains. Les clubs étaient plus exigeants sur le niveau sportif et les Africains étaient confrontés à une rude concurrence des jeunes évoluant dans les clubs européens. Les jeunes Africains devaient avant tout travailler dur et s’aguerrir dans un club de son pays avant de tenter sa chance.

Informer et sensibiliser les parents

Les experts ont recommandé de travailler avec les parents, qui étaient souvent les premiers à pousser les jeunes à migrer. Il fallait les convaincre et les informer sur les tenants et les aboutissants de la filière football et du recrutement. Il était essentiel d’inclure les familles dans le processus de sensibilisation, car elles jouaient un rôle clé dans les projets de migration.

Le centre d’information du jeune footballeur

Le projet de centre d’information, d’orientation et d’accompagnement du jeune footballeur (CIJFOOT) a été présenté. C’était l’un des objectifs de la réunion pour Foot Solidaire, qui souhaitait proposer ce concept aux pays africains. Le CIJFOOT serait un lieu d’information et de sensibilisation des jeunes.
Les conférenciers ont réagi favorablement au projet et fait des suggestions pour renforcer le projet. Ils ont proposé des échanges d’expérience et de bonnes pratiques avec des structures existant dans d’autres domaines d’activité. Des organisations ont proposé des partenariats à l’association pour la mise en place des CIJFOOT, car il en faudrait un certain nombre pour répondre aux besoins, nombreux, des jeunes footballeurs africains.
Les experts ont dit que cette structure devrait également tenir compte des « départs de luxe » pour l’Europe. Il fallait préparer l’intégration en Europe des jeunes Africains, qui était problématique. Bon nombre échouaient en raison de problèmes d’adaptation. Les conférenciers ont plaidé pour qu’au retour en Afrique des jeunes en échec sportif en Europe, leur réinsertion au pays d’origine soit facilitée.

En guise de conclusion

Les résultats de la conférence « Ensemble pour la protection des jeunes joueurs de football en Afrique » ont été conformes aux attentes de l’association Foot Solidaire :

  • La plateforme d’échanges entre les instances sportives, les organisations gouvernementales et internationales, les pouvoirs publics, la société civile, a tenu toutes ses promesses. Les débats ont été fructueux.
  • L’unanimité s’est faite autour du principe d’agir ensemble et de mutualisation des moyens
  • Le projet CIJFOOT a obtenu des soutiens de principe et des propositions de coopération.

Les experts de la conférence ont fait des propositions concrètes pour renforcer la protection des jeunes joueurs, notamment :

  • la mise en place de campagnes de sensibilisation pour les jeunes joueurs lors des compétitions internationales
  • des mesures de sécurité et de protection des jeunes joueurs lors des compétitions internationales.
  • l’instauration d’un calendrier FIFA des essais internationaux
  • imposer aux clubs africains des éducateurs de qualité, diplômés
  • la licence d’agent de joueurs FIFA étant caduque, instaurer un système de carte professionnelle pour les recruteurs de clubs.
  • la publication par les clubs des noms de leurs recruteurs et observateurs dans le monde.
  • la nécessaire coopération avec les ambassades et consulats
  • la mise en place d’un comité de pilotage ad hoc pour le projet CIJFOOT
  • le CIJFOOT de Dakar portera le nom de Claude Le Roy en hommage à l’entraîneur français
  • la création d’une représentation Foot Solidaire au Sénégal